Photo : Getty Images / OM

Équipe pro

Un Luiz Gustavo de gala

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Posté par
David Guitton
Le Mardi 16 avril 2019 à 10:00

Resté sur le banc la semaine dernière à Bordeaux, Luiz Gustavo a retrouvé l’entrejeu dans le costume de titulaire. Aligné d’entrée de jeu pour la première fois depuis le 2 février à Reims, il a eu son mot à dire conformément à ce que répète Rudi Garcia à propos de ses cadres sur lesquels il compte. Le Brésilien a prouvé que le technicien marseillais pouvait se reposer sur ses qualités. La fin de rencontre haletante aurait pu doucher l’Orange Vélodrome, mais elle est venue ajouter de l’émotion à un scénario déjà riche.

Particulièrement tranchant, au même titre que les très actifs Sarr et Radonjic, le gaucher s’est distingué d’entrée. Toujours collé aux basques de son vis-à-vis, à grignoter chaque espace pour dévitaliser ce qui se trouvait sur son passage. Le milieu de terrain a donné le ton dans le premier quart d'heure. Fautif sur Ferri (8e, 13e), puis Lybohy (17e), il a rapidement été averti verbalement par l’arbitre central. C'est à partir de ce moment qu'il est sorti des radars de Frank Schneider pour trouver sa place dans le trafic.

Déjà expérimentée la saison dernière face au PSG, sa frappe de loin a croisé la jambe de Thioub avant d’embrasser le poteau de Bernardoni peu avant la pause (41e). Dominateurs au nombre d’occasions franches, les Olympiens méritaient mieux au moment de rentrer au vestiaire. Au milieu de terrain, la paire Lopez-Gustavo a allié sorties de balle et fougue pour trouver les espaces avec Thauvin et Radonjic, en vain.

S’il a fallu attendre un coup de pied arrêté pour faire la différence grâce à une tête de Germain (72e), le véritable moment fort est intervenu dans la foulée. Bien positionné à l’entrée de la surface, Gustavo a réglé la mire en deux temps. Il est parvenu à creuser l’écart grâce à une frappe déviée par Paquiez (73e). Immobile sur le poteau en première période, Bernardoni était trop court sur la trajectoire lobée de ce ballon.
Hyperactif malgré un manque de compétition, il a déployé son troisième poumon pour exulter en remontant le terrain, avant de terminer bras ouverts en direction de la tribune Jean Bouin.

Patron la saison dernière, Luiz Gustavo a terminé avec le brassard de capitaine après la sortie de Payet. Le Brésilien pourrait être un atout maître au moment d’aborder le sprint final.