Histoire
Le club

Deuxième finale perdue pour l’OM

La Coupe de France et l’Olympique de Marseille, c’est une belle histoire d’amour. Mais c’est aussi des défaites cruelles en finale. L’édition 1940 en est le parfait exemple. Organisé dans le contexte particulier de la Seconde Guerre mondiale, la Coupe de France, rebaptisée Coupe Charles-Simon, a bien lieu lors de la saison 1939-1940 et malgré l’absence de plusieurs joueurs retenus en caserne, l’Olympique de Marseille et 135 clubs français y participent.

 

5 VICTOIRES EN COUPE DE FRANCE

 

L’OM, déjà auréolé de cinq éditions (1924, 1926, 1927, 1935, 1938), élimine sur son passage quatre clubs de la zone du Sud-Est. L’OM entre dans la compétition face à Nîmes lors des trente-deuxièmes de finale en décembre 1939 (5-1 a.p). Le club phocéen élimine ensuite Montpellier lors des seizièmes de finale en janvier 1940 (0-2) et Nice en février (3-2) en huitième de finale.

 

Un mois plus tard, l’OM vient à bout de Sète en quart de finale (1-0). En demi-finale, c’est un véritable festival offensif que proposent les joueurs olympiens en battant Lens sur le score de…9 buts à 1 le 7 avril ! Le Marseillais Emmanuel Aznar se distingue notamment en inscrivant pas moins de cinq buts durant la rencontre. L’OM se met alors à rêver d’une sixième Coupe de France.

 

Finale de la Coupe de France de la Zone Libre 1940 - RC Paris contre l'OM
Finale de la Coupe de France de la Zone Libre 1940 - RC Paris contre l'OM, victoire 2-1 pour le RC Paris.

 

CRUEL, RACING CLUB DE PARIS

 

En finale, le club provençal affronte alors la redoutable équipe du Racing Club de Paris le 5 mai 1940, équipe qui a réalisé le doublé Coupe-Championnat lors de la saison 1935-1936. La finale se jouant au Parc des Princes devant 25969 spectateurs, le RC Paris évolue logiquement à domicile. Mais c’est bien les joueurs phocéens qui ouvrent la marque à la seizième minute par l’intermédiaire du très bon attaquant Emmanuel Aznar sur un centre de Georges Dard (0-1, 16).

 

René Roulier riposte aux phocéens en égalisant moins de dix minutes plus tard grâce à un tir (1-1, 25). Un but inscrit à la limite du hors-jeu. Le gardien parisien Rudi Hiden sort une prestation de haut vol au grand dam des Olympiens ce jour-là. Il faut attendre les vingt dernières minutes de la rencontre pour voir le match se décanter. Henri Hiltl lance Jules Mathé et, encore une fois à la limite du hors-jeu, l’international français donne l’avantage au RC Paris (2-1). Le score ne bougera pas. Après 1934, les Marseillais sont donc défaits pour la deuxième fois en finale de la Coupe de France et laisse le RC Paris remporter sa troisième Coupe de France. Cruel !